Grosse pensée à ma famille et mes amis qui ont frôlé le cyclone Irma.


 

cyclone

Aujourd’hui, milieu de ma dernière semaine. Mes collègues, pour me taquiner, m'ont demandé si je n'étais pas née pendant un ouragan. Je ne vois pas du tout ce qu'elles ont voulu dire... En fait, je suis plutôt du type "tornade" !

Mais, en ce moment, il est vrai que je n'ai pas un grand contrôle sur les éléments. En effet, dans le cadre de mon départ, mon cœur et mon cerveau sont au cœur d’une tempête émotionnelle sans précédent. Je suis comme une météorologue qui ne maîtrise pas ses prévisions.

Prévisions : journée ensoleillée. Réalité : pluie le matin, accalmie en milieu de journée et déluge en fin d’après-midi. On pourrait se demander si je ne suis pas en plein dérèglement climatique.

En fin d'après-midi, je fais donc mon pot de départ. Mon corps est fébrile d'émotions mais mon coeur, d'un calme chargé de celles-ci. Il est comparable au silence que l'on perçoit avant l'arrivée d'une catastrophe naturelle. Ici et maintenant, la catastrophe, c'est moi. La tempête approche et menace mes côtes tant mon coeur est submergé. En voyant mes collègues tout autour de moi, je suis frappée de plein fouet. Le cyclone a peut-être épargné mon île mais mes rivières ont bel et bien débordé.

Il reste à présent deux jours et la vigilance est toujours de rigueur tant que l’alerte rouge est maintenue.

Heureusement, mes petits rayons de soleil seront là pour illuminer mes journées.