Pluie

Vendredi 8 septembre 2017. 23h30. Mon esprit oscille entre mon rituel d’écriture et mon oreiller. Je suis revenue il y a deux heures de ma petite soirée en tête à tête avec mon amie Zoé. Le froid et la pluie ont eu raison de mon énergie déjà vacillante. Je rentre chez moi, me noie presque sous une bonne douche proche des températures tropicales et me mets au lit dans le but ultime de sombrer. La température a tellement chuté et le temps s’est tellement dégradé en l’espace de quelques jours que la chemise de nuit a été troqué contre un pyjama peu sexy.

Une fois au lit, je suis dans une phase de béatitude. Je me laisse bercer par la magnifique voix de Shanaya Atkinson Jones. Elle se mêle parfaitement à la pluie qui s’acharne sur le toit. Mon corps et mon cerveau s’engourdissent tant cette mélodie médicamenteuse a raison d’eux.

Je me laisse planer et je tangue dangereusement vers le coma.

La pluie a toujours eu cet effet sur moi.

Oui, j’aime la pluie, la sentir contre ma peau. Mais, j’aime également l’ambiance pendant les temps de pluie : le son des gouttes qui tambourinent les toits, la musique que joue le vent à travers les persiennes des fenêtres, les feuilles qui dansent sous le rythme de cet orchestre climatique…

La pluie me rappelle aussi les chocolats chauds que ma mère nous faisait enfants pour nous réchauffer. On remerciait le temps de nous offrir notre chocolat du dimanche soir un peu en avance. Adulte, la pluie est une ode à la fainéantise il faut bien l'avouer.